Institut Valsainte
Ecole Primaire Nîmes - Maternelle Elémentaire
“Considérons tous ces élèves comme des dépôts sacrés
que le Ciel nous confie et comme des talents
qu’il met entre nos mains pour les faire valoir.”
Jeanne Antide Thouret
Ecole et Collège Institut Valsainte à Nîmes
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Ecole et Collège
Sainte Jeanne Antide Thouret
“Considérons tous ces élèves comme des dépôts sacrés que le Ciel nous confie et comme des talents qu’il met entre nos mains pour les faire valoir.”
Ecole et Collège Institut Valsainte à Nîmes

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Jeanne-Antide Thouret, une femme de cœur et de courage

Une vie simple et lumineuse, entièrement tournée vers les enfants, les malades et les plus pauvres

Jeanne-Antide Thouret naît en 1765 à Sancey-le-Long, dans une famille chrétienne de Franche-Comté.

Très jeune, elle grandit dans un univers rural fait de travail, de foi et de simplicité.

Enfant, elle gardait les troupeaux ; cette vie proche de la nature et des réalités du quotidien a sans doute nourri son regard attentif sur les plus humbles.

Très tôt, elle ressent l’appel à servir.

À 22 ans, elle rejoint les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, avec le désir profond de se consacrer à Dieu et aux pauvres.

La Révolution bouleverse son chemin, mais pas son élan.

Revenue à Sancey, elle continue de soigner les malades, d’aider les familles et d’enseigner aux enfants, parfois au péril de sa sécurité.

Son engagement reste fidèle à ce qu’elle est profondément : une femme généreuse, courageuse et entièrement.

En 1799, à Besançon, elle ouvre une école gratuite pour les filles et une soupe populaire pour les pauvres. Autour d’elle, des jeunes femmes la rejoignent, touchées par sa manière simple et forte de vivre l’Évangile dans les gestes du quotidien.

On l’a aussi surnommée « la petite mère des pauvres », tant sa présence auprès des plus fragiles était maternelle, douce et rassurante.

Ce surnom résume bien sa façon d’aimer : discrètement, concrètement, avec un vrai souci de relever chacun.

Son chemin la conduit ensuite jusqu’à Naples, où elle poursuit la même mission avec constance et humilité. Elle y laisse l’image d’une femme de foi, proche des gens, attentive aux besoins de chacun, et profondément habitée par le service.

Jeanne-Antide Thouret reste ainsi une belle figure pour l’Institut Valsainte : une femme de cœur, de courage et de fidélité, dont la vie continue d’inspirer par sa simplicité, sa force et sa bonté.

À l’occasion du bicentenaire de Sainte Jeanne-Antide, nous avons consacré une semaine à faire découvrir aux élèves sa vie et son œuvre. Afin d’inscrire notre mission dans ses pas, chaque enseignant a imaginé et réalisé une croix pour sa classe. Bénies en cette veille de Pentecôte par le Père Nicolas, ces croix trouveront leur place dans chaque espace de l’école.

 

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Une célébration en point d’orgue de cette semaine dédiée à Jeanne Antide

Aujourd’hui, nous terminons ensemble une semaine qui nous a permis de nous souvenir, de célébrer, et peut-être de comprendre un peu mieux pourquoi nous sommes tous ici, dans cette école, sous ce ciel.

Il y a deux cents ans, une femme marchait sur les routes de France et d’Italie. Elle n’avait pas de fortune. Elle n’avait pas d’armée. Elle n’avait pas de pouvoir. Elle n’avait que sa foi, ses mains, et un feu intérieur que rien ni personne ne pouvait éteindre.

Cette femme, c’est Jeanne Antide Thouret.

Quand vous avez regardé la vidéo dans vos classes respectives, vous avez relevé trois mots, fil conducteur de sa vie : le courage, l’espoir et la foi en l’éducation.

Le Courage d’abord…

Jeanne Antide est née en 1765 dans un petit village de Franche-Comté, en France. Très jeune, elle perd sa maman. Très jeune, elle comprend que la vie peut être rude, injuste, douloureuse.

Mais elle ne se laisse pas écraser.

À une époque où la Révolution française renversait tout — les institutions, les églises, les certitudes — Jeanne Antide continue d’avancer. On lui ferme des portes. Elle en ouvre d’autres. On la chasse. Elle revient. On lui dit que c’est impossible. Elle fait quand même.

Elle écrivait : « Il faut aller de l’avant, sans regarder en arrière. »

Chers élèves, le courage ne signifie pas ne jamais avoir peur. Le courage, c’est avoir peur et avancer quand même. Combien d’entre vous ont vécu un moment difficile — une interrogation, une incompréhension, une dispute avec un ami — et ont choisi de continuer malgré tout ? Ce geste-là, aussi petit qu’il paraisse, c’est le courage de Jeanne Antide.

L’Espoir ensuite

En 1799, à Naples, Jeanne Antide fonde sa congrégation. Autour d’elle, la misère est immense. Les rues sont remplies d’enfants abandonnés, de malades sans soins, de familles sans ressources.

Beaucoup regardaient cette réalité et baissaient les yeux
Elle, elle la regardait en face — et elle espérait.
Non pas un espoir naïf, qui ferme les yeux sur la souffrance. Mais un espoir actif, courageux, qui retrousse ses manches. Elle disait : « La charité est ingénieuse. » Ce qui signifie : quand on aime vraiment, on trouve toujours un moyen d’aider.

Aujourd’hui, le monde autour de vous peut parfois sembler décourageant. Les défis sont immenses. Mais l’espoir, c’est précisément ce que l’on choisit de garder vivant en soi, même quand rien ne l’impose. C’est un acte de résistance. C’est un acte de foi.
Jeanne Antide vous dit, à travers les siècles : ne renoncez jamais.

L’Éducation enfin

Et puis il y a ce troisième pilier, celui qui nous rassemble ici chaque jour : l’éducation.
Jeanne Antide a ouvert des écoles gratuites pour les enfants pauvres à une époque où l’instruction était réservée aux privilégiés. Elle croyait de tout son être qu’apprendre, c’est se libérer. Qu’un enfant qui sait lire, qui sait réfléchir, qui sait questionner — cet enfant-là est moins vulnérable, plus digne, plus libre.

Elle disait : « Instruire les ignorants est une œuvre de miséricorde. »

L’éducation, c’est le cadeau que personne ne peut vous voler. Une maison peut brûler. Un objet peut se perdre. Mais ce que vous avez appris, compris, intériorisé — cela vous appartient pour toujours.
Chaque fois que vous ouvrez un livre, que vous posez une question en classe, que vous cherchez à comprendre plutôt qu’à simplement mémoriser — vous honorez l’héritage de Jeanne Antide Thouret.

Et cet héritage, quelqu’un vous le transmet chaque jour.

Alors, à vous, nos professeurs et tous nos éducateurs : merci.

Merci d’être patients quand on ne comprend pas. Merci de croire en nous, même quand nous n’y croyons plus. Merci de nous pousser à aller plus loin, plus haut.

En faisant vôtre la phrase de Jeanne Antide : « Considérons tous ces élèves comme des dépôts sacrés, comme des talents que le ciel nous confie pour les faire valoir », vous continuez à faire vivre le rêve de Jeanne-Antide.

Et pour cela, du fond du cœur — merci.

Deux cents ans. C’est long, et c’est court à la fois.

Long, parce que le monde a changé de façon inimaginable depuis 1826. Court, parce que les questions que Jeanne Antide se posait — Comment soulager la souffrance ? Comment transmettre quelque chose d’essentiel ? Comment rester debout quand tout vacille ? — ce sont exactement les questions que nous nous posons encore aujourd’hui.

Nous sommes les héritiers de cette femme extraordinaire. Pas parce que nous sommes dans cette école et ce collège. Mais parce que, si nous le choisissons, nous pouvons porter ses valeurs dans notre cœur : le courage face à l’adversité, l’espoir face au découragement, et le goût de l’éducation comme chemin vers la liberté.

Que ce bicentenaire ne soit pas seulement une fête. Qu’il soit une promesse.

Et pour que cette promesse prenne racine, chaque enseignant repart aujourd’hui avec une croix. Une croix qu’il a dessinée de sa propre main, bénie par le Père Nicolas vendredi dernier. Ce n’est pas un simple objet. C’est un signe d’espoir — le signe d’une foi qui traverse les siècles, le signe d’un engagement renouvelé sur les traces de Jeanne Antide.

Qu’elle vous accompagne, chers professeurs, chers élèves dans vos classes et dans vos cœurs.